Interview Billy Moss (Juin 2015)

RTJ : Bonjour Billy, Merci de bien vouloir répondre à nos questions pour The Road to Jacksonville,
webzine consacré au blues et au rock sudiste.

Tout d’abord, peux-tu nous dire d’où tu viens ?

Billy  : Hello Philippe, Mon Papa a grandi dans l'état d'Alabama et a rejoint l'armée quand il était jeune homme en conduisant des camions pendant la guerre froide de la fin des années 50, et il a rencontré ma mère alors qu'il était stationné à Fort Lewis dans l'état de Washington. Ma famille a vécu dans les deux endroits, mais nous avons vécu en Alabama pendant les années de notre jeunesse, à mes frères et à moi, où nous nous sommes mis à jouer de la musique. Nous avons été exposés au véritable blues des affaires à Mobile, Alabama,  et nous avions une grande salle de concert dans le Mobile Municipal Auditorium où nous pouvions voir pendant les années 70 les groupes de rock du moment en tournée, et j'y ai vu Muddy Waters ouvrir le show pour Eric Clapton et je jouais déjà de la guitare, alors ça a été vraiment pour moi l'étincelle qui a allumé le feu de vouloir jouer et de me mettre dans tout ça. Je suppose que je me suis toujours considéré comme un guitariste de blues rock. Ma famille a déménagé dans l'état de Washington en décembre 1979, et au cours de l'été 1980 nous avons formé le The Moss Brothers Band et nous jouions nos premiers concerts.

RTJ : Où avez-vous grandi et comment as-tu découvert la musique?

Billy  : Nous vivions dans le sud de l'Alabama au nord de Mobile dans la campagne juste derrière le bayou. Nous avions une bonne station de radio W.A.B.B. qui émettait de Mobile. Nous avons enregistré beaucoup de shows de “the king biscuit flower hour” en cassette. C'était dans les années 70. Mon papa m'a acheté ma première guitare électrique quand j'avais 15 ans, je n'oublierai jamais, c'était une hollowbody (guitare à caisse creuse, NdT.) rouge. Nous avons perdu notre papa Mick Moss tout récemment. Je pense que j'ai eu de la chance d'avoir mes frères autour de moi lorsque j'ai appris à jouer. Ils ont été les gosses avec qui j'ai grandi en faisant le boeuf. J'ai été membre de The Moss Brothers Band à 5 reprises je pense mais seule la tentative d'origine avait tous les trois frères. J'en ai été membre avec juste Troy, et juste Jeff, mais toute notre famille est restée vraiment unie tout au long du chemin. Jeff a travaillé pour une entreprise à Orlando pendant environ 10 ans, mais en dehors de ça une fois adultes nous avons tous vécu proches les uns des autres. Les frangins et moi sommes tous diplômés du lycée Puyallup High School qui est à 15 minutes d'où je vis maintenant et où nous avons déménagés après que l'ouragan Frederic a frappé Mobile.

RTJ : Peux-tu nous présenter les membres de ta famille, êtes-vous tous musiciens ?

Billy  : Ma famille proche est Carrie Martin, mon petit frère Troy, mon frère du milieu Jeff, et ma mère Colleen. Mon père était le seul membre de ma famille proche qui n'était pas un musicien mais pendant notre jeunesse il nous a fait connaître Johnny Cash et il avait l'habitude de me chanter la chanson “Midnight Rider” par les Allman Brothers. Mon père était tombé amoureux du blues pendant sa jeunesse dans le sud profond parce qu'il avait beaucoup d'amis noirs. Il aimait Lightning Hopkins. Mon père était un camionneur qui travaillait dur depuis l'âge de 15 ans, et il ne passait pas beaucoup de temps à faire autre chose, mais en retraite, il a collectionné, construit, et restauré des vieux camions  Kenworth. Mon père me manque beaucoup.

RTJ : Peux-tu nous présenter les membres du groupe de ton dernier disque Tahoma Souls Alive?

Billy  : Tahoma Souls Alive, notre premier album, a été enregistré avec ce qui s'est révélé être le noyau du groupe, à savoir  Carrie Martin au chant principal, Adam Reid aux guitares et moi-même aux guitares. Nous avons commencé à enregistrer seulement après avoir été réunis pendant deux mois et cela a pris près de deux ans pour en finir en travaillant de façon intermittente dans trois différents studios. Quand nous avons fait le premier changement de batteur en faveur de Matt Fasekas alors que nous n'étions pas avancés trop loin dans le projet, il a été décidé de faire jouer Matt sur toutes les chansons. Matt a tourné comme batteur avec Paul Revere & The Raiders et The Righteous Brothers donc ça allait vraiment bien côté batteur. Les deux bassistes sur l'album furent Gary Montgomery avec qui nous sommes toujours bons amis, et Matt Mustapha que je connaissais depuis le début des années 80. Les deux jouent vraiment bien. En plus nous avons eu Lee Gregory pour jouer quelques claviers pour nous, c'est un talent considérable, et Katie Mosehauer a joué toutes les pistes de violon sur le morceau 'Mamma', elle est juste incroyable. Mon ami Joe Riggio a joué de la 12 cordes électrique sur la chanson 'He knows'. Quand je me suis lancé dans la formation de Tahoma Souls Alive je venais de jouer avec  mon vieux frère de guitare de vieux blues Steve Cooley pendant un an, mais j'étais fatigué de jouer le blues et je voulais retourner dans un bon groupe de rock original que j'aurais moi-même créé. La première chose que j'ai faite fut de demander à Carrie Martin si elle voulait chanter. Carrie je l'ai connue dans le milieu des années 80 et nous avons joué ensemble dans quelques groupes. Elle n'avait pas chanté pendant longtemps mais je savais à quel point elle était bonne et était une bonne parolière. J'ai rencontré Adam Reid quelques mois plus tôt et il m'a dit qu'à cause de moi il était devenu guitariste ! Il m'a raconté qu'il avait vu Rebel Storm en concert peu avant notre première tournée européenne en 2002 alors qu'il était un batteur de 16 ans. Après nous avoir vu jouer il a voulu être comme Billy Moss et a pris une Les Paul et a appris à jouer tout seul. Je devais l'avoir dans mon groupe ! Une des choses bien cool pour moi quand j'ai fait le premier album Tahoma Souls Alive fut que nous avons tous grandi ensemble en temps que groupe et en gros que nous avons écrit toute la musique en avançant pendant tout le processus. C'est aussi intéressant de le faire avec une chanteuse. Carrie a tellement de cœur et d'âme qu'elle déverse dans la musique et est une super parolière, et elle continue juste à s'améliorer en permanence au chant et à l'écriture. Carrie, Adam, et moi-même contribuons tous à l'écriture de la musique et des paroles. J'aime jouer avec des musiciens qui prennent leur art au sérieux et continuent à progresser et à faire leurs gammes à la maison. Je travaille encore à améliorer mes capacités musicales. Actuellement notre section rythmique c'est Ray Sullivan à la basse qui est avec nous depuis un moment maintenant et que nous aimons tous, et le nouveau Roger Baldwin à la batterie. Ce que j'aime dans ce premier album est la diversité et la qualité des chansons, et que c'est de la musique entraînante qui fait se sentir bien, et j'aime les grooves. La bonne musique, pour moi, c'est entièrement une question de groove.

RTJ : Comment et où avez-vous enregistré ce CD de Tahoma Souls Alive? 

Billy  : Et bien, nous avons commencé le processus d'enregistrement au House Of Sound à Tacoma avec Joe Riggio là où j'ai enregistré les albums de Rebel Storm. Joe est un de mes bons amis et il semblait juste que c'était un bon endroit pour démarrer. Joe Riggio venait juste de faire sérieusement décoller son affaire de guitares personnalisées Riggio Custom Guitars et il est devenu trop occupé pour continuer à enregistrer avec nous. Nous avons alors déménagé vers un studio d'entregistrement que possédait Billy Leach qui a joué de la guitare avec Rebel Storm sur la tournée de 2002 en Europe. Nous avons fini par terminer l'album au vieux Sound West Studio qui est un studio d'enregistrement historique ici à Tacoma Washington. Il a été initialement construit en temps que studio d'enregistrement en 1972. Je pense que le groupe Tahoma Souls Alive n'était pas prêt pour enregistrer après seulement un mois. Nous ne savions vraiment même pas encore qui nous étions en temps que groupe. Nous n'avions même pas encore joué live tous ensemble. Les premières chansons que nous avons enregistrées à la House Of Sound ont été "This Aint Love”, “He Knows”, “Movin On”, “I Believe In Angels”, and “Ridin The Line”. Je peux en fait entendre le son de la House Of Sound à cause des pièces et parce que les préamplis du micro que nous avons utilisés étaient les mêmes que sur les albums de Rebel Storm. Les dernières chansons que nous avons enregistrées en ne partant de rien le furent à Sound West : “Dark Side Of The City”, “Nobody's Listening”, et “Momma”. Nous avons enregistré ces trois chansons et nous avons fini d'enregistrer les morceaux que nous avons commencés au studio de Billy. Donc nous avons en fait enregistré la majeure partie de l'album à Sound West. Je suppose que ce que j'aime le plus à propos de l'album de Tahoma Souls Alive est le fait que vous pouvez entendre le groupe grandir en tant que tel sur cet album. Lorsque nous avons enregistré les quatre dernières chansons, et que nous avons fini les overdubs des morceaux commencés chez Billy, nous étions en train de trouver notre rythme de croisière. Nous avons eu de la chance d'avoir démarré le projet à House Of Sound. Joe Riggio est super comme producteur. Je pense que c'est comme ça que nous avons pu bien nous en tirer lors des enregistrements de “Angels” et “He Knows” et que nous avons pu les faire sonner aussi bien. Récemment Joe a vendu le studio House Of Sound et j'ai acheté la plupart du matériel qui donnait à ce studio son son distinctif directement dans les microphones qui ont enregistré les guitares et les voix des albums de Rebel Storm.

RTJ : Le titre qui ouvre l'album (“Back Where I Belong”) a une intro à la Molly Hatchet, les parties de guitare
nous réjouissent le coeur, peux-tu nous dire comment vous vous répartissez les parties de guitare entre toi
et Adam Reid ?

Billy  : Wow! Je n'ai jamais envisagé que le riff de “Back where I Belong” sonne comme du Molly Hatchet! Je n'ai jamais vraiment écouté Molly Hatchet depuis les années 80. Je pense que mes frères et moi avions les trois premiers albums et nous sommes tous allés les voir à Seattle. Jimmy Farrar était le chanteur à cette époque. Pour autant que je réfléchisse à la façon dont Adam Reid et moi partageons les parties de guitare, je ne pense pas que nous les avons plus planifiées que moi-même prenant le rôle de leader quand j'avais à le faire. Adam Reid a 23 ans de moins que moi et je jouais de la musique depuis cinq ans quand il est né. Mais ne prends pas mal ce que je dis. Adam est un guitariste très talentueux et s'empare aussi bien de la direction quand il y en a besoin. Quand nous bossons sur notre musique, si une chose ne fonctionne pas, nous essayons juste autre chose.

RTJ : Le second titre de l’album, « Dark Side of The City » rappelle par sa trame l’album The Hard Way de Rebel Storm, il en va de même pour « Nobody’s Listening » avec ses harmonisations de guitares sublimes, était -ce voulu ? Peux tu nous en dire plus sur « Ridin The Line », qui est un vigoureux boogie ?

Billy  : Tahoma Souls Alive se devait d'être un groupe de rock où nous pourrions jouer de tous les styles et genres que nous voulions. En ce qui me concerne, comme j'étais comme quelques uns d'entre nous  influencé par le rock sudiste, dans mon esprit nous nous éloignons plutôt pas mal de ça tout au long de l'album. A mon sens, c'est un album de rock. De la même façon que Warren Haynes a Gov't. Mule, j'ai Tahoma Souls Alive pour essayer différentes choses et partir ailleurs avec ma musique. J'écris juste à l'intérieur de mes limites personnelles de la musique que pour ma part j'aimerais écouter, et de la musique dont les autres dans le groupe aident à l'écriture. Parce que j'ai joué avec Rebel Storm et écrit la majorité des musiques de ce groupe, je réalise qu'il y a des moments où je veux jouer quelque chose qui sonnera comme  Rebel Storm, ou du rock sudiste en général. Je peux voir où tu pourrais avancer que 'Nobody's Listening' pourrait un peu sonner comme du rock sudiste à cause des motifs d'accords et des soli de guitare. C'est juste ma façon de jouer de la guitare. TSA essaie de ne pas nous limiter à des genres ou des styles. Ce morceau en particulier affiche clairement ma signature sonore sur lui. Pour moi, là où ça diffère de Rebel Storm, c'est quand Carrie s'est approprié la chanson, mais j'aime là où elle l'a emmenée. Pour moi 'Dark side Of The City' sonne comme un morceau des Rolling Stones. Nous avons tous pensé que cela venait des structures d'accords. Le morceau se devait de sonner dangereux parce qu'il a été écrit au sujet de la partie violente de notre ville que nous appelons la 'dark side' (le “côté sombre”, N.DT.)! Beaucoup d'accros à la drogue, d'alcoolisme et de crime et de trucs comme ça. La plupart des grandes villes ont un côté sombre. Le morceau 'Ridin The Line' était un riff avec lequel j'étais arrivé et avec lequel nous avions en fait fait le bœuf  avec le lineup original de Rebel Storm quand nous nous sommes préparés pour la dernière tournée. Ça n'a jamais été complètement developpé en une chanson et j'ai commencé à faire le bœuf sur ce riff lors d'une répétition de Tahoma Souls Alive et Carrie l'a aimé, ça a donc été développé en une chanson.

RTJ : Sur « I Believe in Angels », la voix de Carrie Martin donne le poil, était ce pour toi un choix souhaité depuis longtemps de travailler avec une chanteuse pour obtenir ce type d’émotion ?

Billy  : Je voulais jouer avec Carrie Martin parce qu'ELLE possède ce type d'émotion.

Auparavant Carrie et moi jouions dans des groupes dans les années 80 et nous avons alors fait aussi un album. Je voulais jouer avec Carrie parce que je savais de quoi elle était capable. J'ai rêvé la chanson 'I Believe In Angels' et ai été capable de réussir la quadrature du cercle en quelque sorte. Ce morceau était dans le premier lot de chansons que nous avons enregistrées pour l'album. Carrie et Joe Riggio, qui ont produit ces premiers enregistrements, m'ont aidé à améliorer ce morceau peu avant que nous l'enregistrions.

RTJ : « Momma » est un titre particulier avec ses arrangements de cordes, peux tu nous en détailler sa conception ?

Billy  : Merci, C'est une chanson spéciale. C'est parce que c'est la chanson de Carrie. Carrie est une chanteuse de classe mondiale et le prouve sur ce morceau. Un jour, j'étais en train de tourner autour de la maison en jouant quelques parties de la chanson comme ils me venaient et Carrie a tout de suite aimé ça. D'habitude on sait si on tient quelque chose quand  Carrie l'aime et s'en empare pour le faire sien. A l'époque, Linda, la mère de Carrie, était malade et en train de mourir. Au moment où nous nous sommes lancés dans l'écriture de la chanson, ce fut l'émotion que Carrie a déversé dedans qui a causé la grande montée finale. Quand nous avons enregistré “Momma”, Lee Gregory était là en tant que musicien de studio pour jouer quelques claviers sur certains morceaux. Lee s'est pointé avec l'idée de la section de cordes et quelques unes des parties sur un synthétiseur et nous avons vraiment aimé ça ! Puisque la chanson, on le comprend aisément, signifiait beaucoup pour Carrie, je me suis mis à rechercher une violoniste de formation classique qui pourrait travailler avec un groupe comme le nôtre qui joue uniquement à l'oreille. Il semblerait que tous les gens qui m'ont répondu étaient des instrumentistes jouant du fiddle avec un chapeau de cowboy, et aussi bons que soient ces gens, ce n'est pas le son que je désirais. Je savais que pour ce boulot il fallait une femme spéciale, et finalement quelqu'un qui posséde un studio d'enregistrement m'a donné le nom de Katie Mosehauer. J'ai contacté Katie et je lui ai envoyé la musique. Je ne l'ai même pas rencontrée personnellement avant qu'elle n'enregistre ses parties mais elle m'a envoyé des courriels de questions. Le jour où elle s'est pointée au studio elle avait deux violons avec elle et toutes ses partitions écrites sur son ordinateur portable et elle a commencé à enregistrer une partition à la fois. Elle a simulé un quatuor par des overdubs de ses parties. Quand elle est arrivée à la grande montée finale, elle a juste gémi dessus avec les guitares, alors nous avons juste mixé la chanson comme ça et nous avons gardé tout ce qu'elle a joué tellement c'était incroyable ! Katie est une professionelle sérieuse et nous sommes très contents de son boulot . La chanson est un hommage approprié à la mère de Carrie que je connaissais depuis que j'ai 25 ans. Linda me manque, elle est décédée peu avant que nous ayons fini d'enregistrer la chanson. Elle a toujours été si bonne pour moi. J'aimais traîner et discuter avec elle pendant les vacances de la famille Martin comme Noël et Thanksgiving. Je l'aimais tellement.

RTJ : « The Sun » est un solide boogie qui termine l'album, et nous permet de nous réchauffer comme tout cet album en cette période hivernale, peux-tu nous dire en plus sur ce titre qui fait penser à l’Henry Paul Band période troisième album ?

Billy : Honnêtement, Je ne suis pas familier des albums solo d'Henry Paul.

'The Sun' parle en fait de voir le soleil après un long hiver du Nord-Ouest près du Pacifique, où c'est pluvieux et gris pendant neuf mois de l'année. 'The Sun' est un bon morceau de rock et super agréable à jouer live, nous avons terminé chaque concert que nous avons joué par ce morceau. Nous avons utilisé des amplis Marshall pour l'enregistrement.

RTJ : Tu as annoncé le retour de REBEL STORM. Qui compose le groupe en 2015? Comment et où avez-vous enregistré le nouvel album?

Billy  : Et bien nous n'avons pas encore un album fini. En 2007 j'ai élaboré un lineup pour une reformation de Rebel Storm mais j'ai eu quelques problèmes de santé. Nous avons enregistré treize bases de morceaux pour un nouvel album au Studio House Of Sound où Rebel Storm a enregistré les deux premiers albums, mais à l'époque je n'étais pas capable de continuer. J'avais quelques problèmes de mémoire à cause de ma maladie, et un jour je me suis demandé ce qui diable allait advenir de tout cela ! Il y avait plus de morceaux que ce que je me souvenais avoir enregistré ! J'ai toujours aimé mon morceau “Coming Home”. Nous sortirons le plus possible de ces chansons si la conjoncture le permet, peut-être sous forme d'album. Nous avons enregistré les overdubs de 'Coming Home' au Freeman Road Studio, C'est à côté du ranch de la famille Moss où Rebel Storm avait l'habitude de répéter à l'époque où nous tournions. Bobby Nesbitt joue de la batterie sur tout ça et je ne ferais pas Rebel Storm sans lui, et Phil Suggs joue de la basse. Adam Reid et moi faisons les guitares et chantons le chant principal et Joe Riggio qui a produit autrefois les albums de Rebel Storm joue de la guitare avec nous. Carrie Martin et Gary Montgomery font les chœurs sur l'enregistrement. 

RTJ : Comment se passe le processus de composition dans REBEL STORM ?

Billy : Quand j'écris une chanson pour Rebel Storm elle se doit d'avoir un bon  groove. Quelques savoureux plans de guitare. Il doit y avoir des soli en harmonie, et de l'âme dans le chant.

RTJ : As-tu quelques anecdotes de votre tournée en 2003, en particulier en France avec Pat Savage ?

Billy  : Notre management de l'époque nous a branchés avec Pat parce qu'il nous fallait un guitariste pour la tournée 2003 Hard Way. Pat est un ressortissant canadien qui vivait à cette époque en Belgique. Il nous a rencontrés à Amsterdam et est parti en tournée avec nous suivant ce dont nous avions convenu. Je dois dire qu'il lui a fallu en avoir pour faire ça mais Pat est un aventurier comme moi. C'est un TUEUR comme guitariste et ça a vraiment été du plaisir de jouer avec lui. Pat et moi avons fait le bœuf sur scène avec W.I.N.D. et toutes sortes de gens tout au long du chemin c'était trop de plaisir ! Nous avons rencontré l'équipe de Bands Of Dixie en France ! Honnêtement nous venions de laisser derrière nous la Forêt Noire en Allemagne pour venir en France et nous avons une bande de potes là-bas alors nous souffrions d'avoir fait la fête toute la nuit là-bas et d'avoir roulé tout le jour. Je ne me rappelle même plus si nous avons passé la nuit en France, mais je suppose que ce fut le cas parce que je me souviens avoir pris le petit déjeuner avec Didier Céré (le chanteur des Bootleggers, NdT.) le matin suivant. Il faut que vous compreniez que Rebel Storm aimait les gens, et avait donc une sale réputation de noceurs ! J'aime Pat Savage et j'aimais faire la fête avec lui ! Nous nous sommes bien marrés en tournée et nous avons gardé le contact au fil des ans.

RTJ : As-tu quelque chose à souhaiter à REBEL STORM pour le futur ?

Billy  : Nous avons l'intention de conserver Rebel Storm en tant que groupe de studio. C'est le seul moyen pour moi et Adam et Carrie de pouvoir faire Rebel Storm, et Bobby Nesbitt a juste sorti un album avec son groupe de metal 'Chasing The Bullet'. Tout le monde est dans d'autres groupes. Nous allons continuer à sortir la musique de Rebel Storm, mais je suis entièrement avec Tahoma Souls Alive.

RTJ : Connais-tu des groupes de rock sudiste en Europe?

Billy  : Je connais quelques groupes de rock sudiste en Europe. Je suis très ami avec le groupe allemand Flatman. Je suppose que les groupes sudistes avec qui je suis le moins familier sont les français. Personnellement j'aime les groupes qui n'en démordent pas et jouent et enregistrent leur propre musique originale. J'ai un désamour général des groupes de reprises. Je vois des groupes jouer des reprises de rock sudiste et s'appeler eux-même groupes de rock sudiste. Je sais qu'il y a des groupes en Europe qui jouent leurs propre rock sudiste original et qui font leurs propres albums. Ceux-là sont les groupes que j'aime. Honnêtement, je me fous d'où vous venez. Si vous avez le son sudiste dans l'âme et que vous faites votre propre truc avec ça, ça me suffit.

RTJ : Dernière et traditionnelle question, si tu devais rester sur une île déserte, quels sont les cinq disques que tu emmènerais avec toi ?

Billy  : Facile ! AC/DC - Back In Black, The Moss Brothers Band - Monarch Jubilee, Montrose - Montrose, The Allman Brothers Band - Live At Fillmore East, The Rolling Stones - Let It Bleed. Tout peut changer sans avertissement.

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